Témoignages:

Résolutions de corps et de cœur.
Le début d’année marque le temps des résolutions. Il y a les résolutions de corps très populaires. Comme par exemple arrêter de fumer, perdre du poids, faire du sport. Ce sont de bonnes résolutions car le corps est un cadeau précieux, dont il faut prendre soin du mieux qu’on peut.
Mais j’aimerais vous parler des autres résolutions… les résolutions de cœur… qui à mon avis, sont encore plus importantes.
On peut décider de pardonner. Un véritable pardon de cœur, qui fait autant de bien à celui qui l’offre, que celui qui le reçoit. C’est d’autant plus difficile quand ça fait des années qu’on ne parle plus à une personne, qu’on doive ainsi piler sur notre orgueil. Mais ce pardon là, il transforme l’être tout entier.
On peut décider aussi d’être à l’écoute des autres. Souvent, on a l’occasion d’aider quelqu’un, mais on est timide, on hésite, on est trop occupé. Il peut s’agir d’un geste simple, comme un sourire, tenir une porte pour quelqu’un, y penser 2 fois avant d’engueuler quelqu’un. C’est une façon toute simple de démontrer de la gentillesse envers son prochain.
On peut décider de contribuer financièrement pour les plus démunis ou une cause qui nous tient à cœur. Un bon truc que mes parents font, ils ramassent leur monnaie dans une banque spéciale qui est dédié pour les bonnes œuvres. A la fin de l’année, tous ensemble on « roule les cennes » pour aider notre prochain.
J’ai appris que lorsqu’on aide son prochain, la vie nous le rend toujours au centuple, d’une autre façon. Et lorsqu’on donne de l’argent, la vie s’arrange toujours pour qu’on ne manque de rien. Dieu connaît nos besoins.
J’aime la philosophie « Donnez au suivant ». Pour Noël, j’ai reçu le plus beau cadeau de Noël, alors maintenant je donne au suivant. Ceux qui me connaissent savent que je suis malade depuis plusieurs années sans savoir pourquoi. Mon état s’est aggravé dernièrement au point de me rendre invalide certains jours. Avant Noël, j’ai appris que je souffrais d’une maladie génétique dégénérative rare. C’est un miracle que mon médecin a trouvé cette maladie parmi les 8000 maladies génétiques. Pour moi c’est un cadeau du Ciel… car si on avait découvert cette maladie dans quelques années, je serais décédée. J’aurai la chance d’avoir un traitement qui va ralentir la progression de la maladie.
J’ai beaucoup réfléchi, et je me suis dit que pour comprendre la souffrance des autres, il fallait avoir souffert soi-même. Voilà maintenant 16 ans que je suis malade. Mais j’ai compris que c’était une étape nécessaire, que rien n’arrive pour rien dans la vie. Et que maintenant j’étais prête à accomplir ma mission, aider les autres, selon mes forces et faiblesses. Dieu a voulu que je sois toujours sur terre, parce qu’il avait sûrement besoin de moi pour accomplir des choses. Car nous avons tous une mission, aussi petite soit-elle.
Jocelle Cauvier
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L'amour d'un grand-père
Lorsque j'étais enfant, j'aimais beaucoup aller chez mon grand-père, il restait en campagne dans une vieille maison très bien entretenue. Au bout de la maison, il y avait un hangar là où il gardait ses outils, ses râteaux, fourches, pelles et cannes à pêche.
J'étais toujours impressionné de voir tout ce qui se cachait dans ce hangar et par la patience de mon grand-père qui répondait à toutes mes questions avec une patience exemplaire, il m'expliquait à quoi servait telle ou telle chose. Il avait plusieurs canne à pêche de différents types, de différentes longueur, dont une canne en bambou d'environ 9 pieds de longueur, mon grand-père aimait bien aller pêcher dans les rivières et ruisseaux.
Un jour que j'étais avec lui dans le hangar et que l'on parlait de pêche, il alla un peu plus loin et revient avec une canne à pêche qui me tend, il me dit: celle-là est pour toi, c'est bon pour pêcher dans les petits ruisseaux, j'étais vraiment content; c'était ma première canne â pêche, en plus elle m'était donné par mon grand-père que j'aimais beaucoup, j'étais très heureux. Parfois des petits gestes font de grands bonheur. L.T.
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L’Essentiel
Nous vivons notre vie à un rythme tellement rapide, que nous oublions parfois… l’essentiel.
Certains voient dehors un oiseau blessé, plutôt que de lui porter secours, se disent « De toute façon, un chat va le manger ».
D’autres voient des gens dans la pauvreté, et se disent « De toute façon, on peut pas tous les sauver ! ».
Nous avons tous fait preuve de lâcheté à un moment ou l’autre de notre vie. Moi, la première.
Il y a quelques années, ma grand-mère est décédée. Je n’ai pas été aux funérailles. C’était trop émouvant, j’avais peur de pleurer. En fait, je n’y suis pas allée, car… j’étais lâche.
Ensuite, ma tante qui souffrait d’un handicap depuis la naissance, est décédée. Au cours de sa vie, j’ai été la visiter peut-être 4 ou 5 fois à l’hôpital où elle résidait. Je trouvais que c’était trop triste de la visiter. Mais en vérité, je n’allais pas souvent car… j’étais lâche.
Un beau jour, je me suis dit : « Je ne peux pas changer le passé, mais je peux apprendre de mes erreurs ».
J’ai essayé de prendre conscience de tous ces petits gestes que j’aurais dû faire. Je me suis souvenue de toutes ces paroles que j’aurais dû dire.
Je me suis mise à penser, qu’à moi seule, je ne peux pas changer le monde, mais que chaque geste, chaque parole fait une différence.
Je vais vous raconter une histoire. La musique, c’est ma vie. Il y a 2 ans, j’ai participé à Cégeps en Spectacles. C’était la première fois que je jouais une de mes compositions pour piano devant un large public. J’étais très nerveuse car ma musique, ce sont mes émotions les plus profondes, mon âme à nue…
Finalement, tout a très bien été. Mais, après ma performance, j’étais triste, remplie de doutes. Je me suis dit « À quoi bon ! Les gens n’ont pas envie d’entendre mes états d’âmes en musique ».
Puis, une jeune fille est venue me voir en coulisse et m’a dit « Ma mère a pleuré en t’écoutant…». Cette jeune fille l’ignore mais elle a changé ma vie. Car depuis ce temps, lorsque je suis découragée et que j’ai envie de tout laisser tomber, je me souviens qu’un jour, ma musique a rejoint directement le cœur de quelqu’un. Un simple encouragement peut faire toute la différence.
Nous ne sommes pas conscients que nous pouvons changer la vie des gens. Il suffit d’un simple sourire, un geste de bonté, un mot gentil… Pour aider notre prochain, il n’est pas nécessaire de partir à l’autre bout du monde. On a qu’à aller à quelques coins de rue, visiter des gens qui se sentent seuls.
L’un des plus beaux cadeaux que l’on puisse faire à quelqu’un et à soi-même, c’est de faire la paix. Même si c’est difficile... Nous connaissons tous une personne « insupportable » dans notre entourage. Mais c’est particulièrement cette personne qui a besoin qu’on lui témoigne de l’affection. Il ne faut pas oublier que derrière nos carapaces parfois dures, nous sommes tous des êtres humains qui avons besoin d’être aimé. Chaque personne porte son fardeau, ses malheurs secrets. Soyons accueillants, soyons indulgents.
Cette personne que vous traitez de « Vipère » , si un jour elle sombrait dans le désespoir ? Si un jour elle décide de s’enlever la vie ? Peut-être, qu’au dernier instant elle hésitera, car elle se souviendra de cette petite marque d’attention que vous lui avez témoignée un jour. Elle se sentira importante aux yeux de quelqu’un. Et peut-être, oui peut-être l’espoir germera à nouveau dans son cœur brisé. Nous pouvons changer la vie des gens, nous pouvons au moins essayer…
Cette personne à qui vous avez offert un sourire, c’est peut être le seul contact humain qu’elle a reçu dans sa journée. Et même si elle semble indifférente et froide, votre sourire a atteint son cœur.
La mission que le Seigneur nous a donné se résume à un mot : Aimer ! Aimer, malgré nos blessures. Aimer, malgré nos faiblesses. Aimer, malgré nos différences. Aimer plus que tout.
Mère Teresa disait : « Ne laisse personne venir à toi et repartir sans être plus heureux. »
Jocelle Cauvier
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